L’auto-édition permet à des auteurs de gérer complètement l’édition de leur livre et la plateforme qui les aide le mieux semble être Amazon, mais il en existe d’autres (et perso j’aurais préféré faire la promo d’une plateforme française, mais ce serait un vaste sujet d’explorer ce qui se fait pour l’auto-édition et ce qui évolue avec succès).
Après avoir travaillé sur la naissance du label Bad Wolf avec Audrey Alwett, le romancier Wendall Utroi me contacte pour créer la couverture de son prochain roman, actuellement en vente sur Amazon. Et cette année 2016, vous pourrez les retrouver tous les deux comme auteurs indé(s)trônables à la table ronde d’Amazon : bravo à eux !
SalonLivre2016-amazon

Comment créer la bonne couverture pour un roman ?

Question angoissante pour un auteur, en tout cas pour ceux qui savent que c’est un point crucial. Car bien avant d’être séduit par les mots ou le contenu, il s’agit d’attirer l’attention et de se distinguer dans notre monde d’images. Qu’un rayon de librairie soit virtuel ou réel, c’est notre œil qui nous donne envie de cliquer ou de prendre un roman en main. Comment traduire en images les mots d’un romancier pour être fidèle à son histoire.
Dans un premier temps, avec Wendall Utroi, nous avons partagé quelques informations sur le récit : le résumé, les idées fortes ou les images-choc qui peuvent aider à trouver une forme synthétique ou des axes de communication. Pour L’enjeu j’ai même pu lire le premier chapitre : de quoi être plongée dans l’ambiance, et avoir envie de lire la suite !
Cela dit, Wendall Utroi avait déjà une idée pour sa couverture et cela aide pour être sur la même longueur d’onde.
La quatrième de couverture, en réalité, contenait tous les atouts nécessaires pour créer une couverture à fort impact et qui plus est mystérieuse :
« Thriller psychologique, côte Est de New York, de nos jours.
Élisabeth se réveille presque nue dans un entrepôt, froid, humide, vide et délabré. Elle va y découvrir trois autres personnes dans le même état. »

La consigne de l’auteur était assez claire :
« J’avais pensé à une femme, couchée ou assise dans un entrepôt ou contre un mur de béton.
Ou pourquoi pas une symbolique de lumière avec un côté sombre laissant penser à une échappatoire, un renouveau ou une évasion, un cheminement ?

Parfait pour travailler, il m’avait même fourni une image d’entrepôt sélectionnée sur le site de banques d’images Fotolia.

Après quelques recherches et échanges de mail, l’auteur a décidé de soumettre le choix définitif de la couverture à ses lecteurs en publiant sur sa page Facebook les 5 propositions que je lui avais envoyées.
J’ai trouvé la démarche super ! Un mode participatif et une bonne manière de produire un effet d’annonce et d’impliquer les lecteurs afin d’élire la meilleure accroche visuelle du roman qu’ils achèteraient peut-être plus tard. Effectivement, cela paraissait logique que les futurs détenteurs de l’œuvre aient leur mot à dire.
Cela dit, j’avais une crainte ; que les commentaires soient disparates et finalement qu’ils brouillent les pistes du choix final.
Est-ce que ça ne privait pas aussi Wendall Utroi de son libre arbitre créatif pour finaliser son roman à son goût et selon sa vision de l’histoire ?

Mes inquiétudes étaient infondées, une majorité s’est dégagée assez rapidement et l’auteur a approuvé sans regret, laissant de côté les autres propositions.
La couverture a pu être finalisée selon les règles de fabrication expliquées sur le site Amazon (https://www.createspace.com/Products/Book/CoverPDF.jsp) Très bien ce lien mais… c’est en anglais… heureusement que c’est mon métier le graphisme, le livre tout ça… Je n’aurais pas besoin d’essayer de tout traduire ! On trouve sur le lien le gabarit dont les dimensions sont calculées en fonction du nombre de pages du roman.

Capture d’écran 2016-01-18 à 21.43.15Chaque parution en France se voit attribuer un numéro d’isbn pour générer un code barre unique, la carte d’identité commerciale du roman qui lui permet d’être distribué sur les plateforme de vente (en ligne ou physique). Avec ses informations, je n’ai plus qu’à fournir le pdf en « haute définition » (les initiés comprendront que c’est un visuel en 300dpi et en CMJN, c’est à dire quadrichromie, qu’il faut envoyer et non pas un document « web » ou qualité « écran » en RVB et 72dpi )

Il ne me restait plus qu’à fournir à l’auteur un second visuel pour lui offrir une simulation en volume (3D) de son futur roman pour faire des pubs, affiches ou autres.

Tout ceci pour que “L’enjeu” déclenche la curiosité des futurs lecteurs, il faut que la couverture séduise et donne envie d’aller plus loin ! Une belle couverture qui attire l’œil est la porte ouverte vers la lecture de votre livre, ne la ratez pas !


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